Boxeur de haut niveau, garde du corps et ami intime de Djamel Debouze (il protégeait aussi la famille Debouze contre des racketteurs venus de leur cité des Merisiers), fréquentant par ailleurs Samy Naceri, Talata a eut à faire démonstration de sa force et de sa hargne lorsqu'il travaillait pour le comique. Ainsi, le 2 janvier 2000, Djamel est hospitalisé à la suite d'une altercation avec des policiers et interdit à quiconque de l'approcher. Le champion du monde de kick-boxing Khalid El Qandili décide néanmoins de forcer le barrage que forme Talata. Ce dernier, n'hésitant pas une seconde, saute sur El Qandili pour lui mettre une râclée, allant juqu'à lui mordre l'oreille. Le champion du monde recule et abandonne l'idée de voir Djamel.
Par ailleurs, Boualem Talata est fortement suspecté d'avoir fait partie du commando de deux tueurs qui a assassiné Francis le Belge le 27 septembre 2000.
Mais le parcours de Boualem Talata, 32 ans, marié et père de trois enfants, est stopé net peu de temps après, le dimanche 19 novembre 2000. Ce jour-là, il se rend à la veillé funèbre d'un ami, Hakim Megherat, mort dans un accident de voiture. Lorsque Boualem Talata sort du domicile du défunt avec son frère Robert, avenue Kennedy, un commando lui tombe dessus. Au cours de la fusillade il est touché à la tête et son frère est grièvement blessé. Le premier décède peu après aux urgences de Dreux, le second est évacué par hélicoptère sur Rouen. Les meurtriers seraient des trafiquants de drogue de Dreux, les trois frères Djenane ( Amar, Kamel et Saïd, âgés de 25 à 36 ans à l'époque des faits). Il s'agirait d'un litige portant sur 200 000 francs que Boualem Talata n'avait pas remboursé aux trois frères. Ces derniers n'avaient sans doute pas saisi l'ampleur qu'avait pris "Boubou" au sein du Milieu. Sans doute la raison pour laquelle ils n'ont rien fait pour raccourcir leur mise en détention provisoire, se sentant sûrement plus en sécurité derrière les barreaux qu'à l'extérieur.
Boualem Talata était en passe d'être fiché au Fichier du Grand Banditisme.
Le rappeur MC Jean Gabin lui a rendu hommage dans son morceau "À Nos Chers Disparus" :
"Boubou, respecté et craint d'tous
mais on en oublie un facteur :
le Respect est l'résultat d'la peur
Le Gros, ne tenait jamais son dos
et la seule fois ce fut d'trop
On choisit sa vie mais pas sa mort
Venu enterré son cousin, il y trouva son assassin
Une ascenssion fulgurante, pour une fin détonante
Qui vie par les armes, meurt par les armes
Qui vie par l'épée, meurt par l'épée"
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